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January 2017

Le bout du monde est une fenêtre

Le bout du monde est une fenêtre Emmelie Prophète

Quelle est la distance entre soi et l’horizon, les êtres et les désirs? Derrière la fenêtre d’une maison penchée, Rose engage avec Samuel un dialogue sans mots, fait d’interdits, de secrets et de folies. Les solitudes résonnent – échos et silences peuplent la ville de cris étouffés, de destins avortés.

Les voix se relaient dans un théâtre d’ombres au cœur de ce Port-au-Prince fissuré. Reste le bleu de la mer et des rêves d’amour pour faire croire que le bout du monde est une fenêtre.

Tout le monde a une fenêtre. Comment ferait-on pour vivre sans fenêtre? Ces ouvertures par où les rêves et les échappées sont possibles. Ces espaces avec vue sur le ciel, sur la mer, sur la ville et sur le mouvement des rues. Une fenêtre permet de voir ses limites, les choses qu’on ne peut pas toucher, celles auxquelles on n’a pas accès. Il ne suffit pas d’approcher sa main pour toucher à l’essentiel de la vie. Quand on regarde d’une fenêtre, on le sait.

Poussières d'exil

Poussières d’exil  Patrick Bard

Lea Soler, jeune femme dure et déterminée, se débat avec les siens dans la misère rurale de l’Espagne des premières années du XXe siècle quand la Grande Guerre J vient lui apporter l’espoir d’une émancipation sociale : les vignes du Midi de la France manquent de bras. Mais le temps passe sans que l’exil lui apporte ce dont elle a rêvé. En 1936, frustrée par tant de vain labeur, elle convainc son mari, ses fils et ses deux filles de retourner en Espagne.

Presque malgré eux, les Soler sont précipités dans le chaudron de la guerre civile. Une fois les hommes dévorés par le brasier, Lea et ses filles, Gloria et Soledad, demeurent prisonnières d’un pays que la victoire de Franco transforme en immense geôle. Jusqu’à leur fuite à travers les Pyrénées et un second exil en France. Paris, début des années 50. Migrants et réfugiés s’entassent dans des taudis.

Rebecca y grandit sous l’autorité de sa grand-mère Lea et de ses parents, Gloria et Diego. Elle ne va pas à l’école. Pressentant un terrible secret, Rebecca étouffe et se rebelle, jusqu’au jour où Lea lui remet une vieille boîte à chaussures dont le contenu bouleversera sa vie. Traversé par le souffle des grandes sagas, Poussières d’exil est un formidable roman et un hymne au courage des femmes, dont le farouche désir de vivre l’emporte sur la misère, la guerre et la mort.

La bibliothèque des coeur cabosséeLa bibliothèque des coeurs cabossés  Katarina Bivald

Tout commence par un échange de lettres sur la littérature et la vie entre deux femmes que tout oppose : Sara Lindqvist, jeune Suédoise de vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, et Amy Harris, vieille dame cultivée de Broken Wheel, dans l’Iowa. Lorsque Sara perd son travail de libraire, son amie l’invite à venir passer des vacances chez elle. A son arrivée, une malheureuse surprise l’attend : Amy est décédée.

Seule et déboussolée, Sara choisit pourtant de poursuivre son séjour à Broken Wheel et de redonner un souffle à cette communauté attachante et un brin loufoque… grâce aux livres, bien sûr.

La beauté du diableLa beauté du diable  Radhika Jha

La beauté du diable, ou comment le désir vient aux femmes. Le désir d’être belle, de se croire une reine, le désir d’allumer les regards de convoitise et d’envie sur son passage. Kayo aurait pu mener une existence fade et rassurante de mère au foyer à Tokyo. Jusqu’à ce que germe en elle une graine qui va définitivement changer sa vie. Cette histoire aurait pu tout aussi bien se dérouler à Paris, Londres ou Delhi ; dans n’importe laquelle de ces capitales où prévaut le culte de l’apparence et du luxe, où la pétillante ivresse du shopping peut se transformer en drogue, et le paradis en enfer.

L activitéSous le travail, l’activité  La Banquise

lors qu’un renouveau de la critique du travail s’impose, c’est non sans ironie, que nous republions dans la collection Réverbération, ce texte vieux de trente ans qui n’a pas pris une ride. Car, en effet, aujourd’hui encore : ” C’est l’activité humaine qui est essentielle, emprisonnée dans le travail, elle en détermine l’évolution et les crises. Parce que cette activité est le centre de la vie sociale, la dualité antagonique travail-activité est décisive pour une révolution future. ” Le texte est suivi d’une postface de Gilles Dauvé.

Écrivains francophones

Ecrivains francophones du XXème siècle

Yannick Gasquy-Resch, Jean-Louis Joubert, Jacques Chevrier

L’extraordinaire richesse de la francophonie littéraire est l’un des aspects les plus stimulants de la littérature du XXe siècle qui accueille dans la langue française, langue sans frontière, des écrivains venus de tous les horizons. Ecrivains francophones du XXe siècle propose un vaste panorama de ces voix venues d’ailleurs. Sont rassemblés dans cet ouvrage plus d’une cinquantaine d’écrivains remarquables par la diversité de leur expérience de vie, la fécondité de leur œuvre et l’universalité des questions qu’ils développent au sein même de leur différence. Organisé selon la double perspective chronologique et thématique, Ecrivains francophones du XXe siècle permet de suivre l’évolution des littératures francophones à travers la convergence de quelques thèmes significatifs : celui de la recherche des racines, de l’affirmation identitaire, du rapport à la langue française comme langue d’écriture. Chaque auteur est accompagné d’ove courte notice biographique et les œuvres sont illustrées par un extrait significatif quant à l’univers imaginaire et au traitement imposé à la langue. Ecrivains francophones du XXe siècle s’adresse aux étudiants, ainsi qu’à tout lecteur désireux de découvrir quel espace de liberté sait parfois se donner la langue française hors de l’Hexagone.

Pourquoi je suis athéePourquoi je suis athée   Bhagat Singh

« Un hindou croyant peut espérer renaître en roi ; un musulman ou un chrétien pourraient rêver des luxes dont ils espèrent profiter au paradis comme récompense pour leurs souffrances et leurs sacrifices. Mais moi, que dois-je entretenir comme espoir ? Je sais ce que sera la fin, quand la corde sera serrée autour de mon cou et les chevrons passés sous mes pieds. Pour utiliser une terminologie religieuse plus spécifique, ce sera le moment de l’annihilation finale. Mon âme retournera au Rien. Si je remets réellement en question la notion de “récompense”, je conclus qu’une courte vie de lutte, sans fin magnifique, suffit comme récompense. C’est tout. Sans aucun motif égoïste d’obtenir une récompense ici ou dans l’au-delà, j’ai consacré ma vie de façon désintéressée à la cause de la liberté.  »

Ce texte, écrit en prison en 1930 par celui que l’on a surnommé le « Che Guevara libertaire » indien (1907-1931) alors qu’il est condamné à mort, constitue un brûlot malmenant à la fois les religions, les castes, et le colonialisme. Encore très diffusé aujourd’hui en Inde, et au cœur de nombreuses récupérations, il exerce une influence toujours déterminante sur les luttes contre tous les fanatismes, notamment celles des blogueurs, éditeurs et libres penseurs d’Asie et du monde arabe. Cette traduction est donc accompagnée des contributions de quatre d’entre eux qui soulignent l’actualité de Bhagat et de ses combats.

Entre castes et classesEntre castes et classes – Les communistes indiens face à la politisation des basses castes

Raphaël Gutmann

La culture et le dynamisme économique de l’Inde fascinent, mais sa vie politique reste méconnue. On ignore souvent que ce pays abrite le mouvement communiste le plus puissant du monde démocratique contemporain, et cela malgré l’effondrement du Bloc communiste à la fin des années 80. Or, à bien des égards, la vitalité de ce mouvement apparaît comme une anomalie. Les communistes privilégient, en effet, l’analyse de leur société en termes de classes, alors que les relations sociales en Inde restent déterminées par l’appartenance aux castes. Avec la politisation des castes inférieures, et en particulier des intouchables – appelés aujourd’hui dalits -, ce paradoxe devient problématique. Les partis qui revendiquent leur vote représentent des rivaux électoraux pour les communistes : les deux courants s’adressent au même électorat, les basses castes correspondant largement aux classes les plus pauvres. Face à cette concurrence, les communistes cherchent à s’adapter. Le présent ouvrage nous invite à explorer leur réaction à ce défi, et leur tentative de transformation pour assurer leur survie politique.

sLe cadet de mes soucis Sophie Chérer

Les parents d’Henriette ont de graves soucis. C’est à cause de la toxoplasmose, cette maladie rare que la maman d’Henriette a attrapée et qui est dangereuse pour le bébé qu’elle attend. La toxoplasmose peut être transmise par les chats, mais la maman d’Henriette n’en a caressé aucun parce qu’elle les déteste plus que tout au monde. Henriette sait toutes ces choses, et d’autres encore, que ses parents n’ont pas voulu lui dire.

Et elle s’inquiète. Elle a des soucis, elle aussi, et pas des moindres. Elle vient de découvrir, cachés dans le jardin, cinq petits chatons sales et abandonnés, à demi-morts de faim, et qui ont grand besoin de soins, de protection et d’amour. Qu’est-ce que vous feriez à sa place ?

Le secret de grand-pèreLe secret de grand-père  Michael Morpurgo

“Mes parents n’ont jamais vraiment aimé la vie à la ferme. Alors que moi j’adore jouer dans la grange, sur le vieux tracteur, et surtout écouter Grand-père parler de son enfance, de son père, le fameux Caporal, et de Joey, son cheval. Peut-être même me racontera-t-il un jour l’histoire de ce vieux tracteur auquel il tient tant. Mais parfois, il devient triste, silencieux et fuit mon regard. Je sens que quelque chose le tourmente…

Quel est le secret de Grand-père ? Et comment puis-je l’aider ?”